La naturopathie s’interdit d’intervenir dans toutes les urgences médicales et chirurgicales : débordements infectieux, blocage d’un organe vital, déséquilibre majeur du milieu intérieur ou du comportement, lesquelles urgences sont du domaine exclusif de la médecine allopathique conventionnelle.
Outre sa fonction préventive et curative, le naturopathe a pour mission première, une véritable éducation à la santé, en redonnant le vrai sens à la santé et à la nature, en informant ses patients sur la (les) cause(s) de leurs maladies et sur les moyens à mettre en œuvre pour entretenir et/ou recouvrer sa santé à l’aide des quatre piliers de la naturopathie que sont les règles de la "vie saine" :
Répondant à l’adage d’Hippocrate : "d’abord ne pas nuire", la naturopathie s’énonce comme étant une philosophie, une science et un art en relation avec le respect de la Vie, de la Nature et de la Tradition visant à apporter à l’individu un niveau optimal de santé.
La philosophie naturopathique se fonde sur trois principes fondamentaux :
Selon une étude canadienne, voici un comparatif des deux approches en matière de Santé :
Le thérapeute tend à aider le client à miser sur sa conscience de soi et à stimuler les forces positives de guérison de son organisme.Le diagnostic est une opération distincte du traitement.
L'intervention est davantage perçue comme une science.
L'approche tend à être centrée sur le «cure». (cure = soigner, réparer)
L'approche tend à valoriser l'expérimental et l'objectif.
L'être humain tend à être vu comme un ensemble de systèmes biologiques hiérarchisés assumant chacun une fonction précise dans l'organisme.
| APPROCHE NATUROPATHIQUE | APPROCHE MÉDICALE CLASSIQUE |
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La santé est une valeur positive et une sensation de bien-être résultant de l'intégration des aspects physiologiques, psychologiques, sociaux, culturels et spirituels de l'individu. | La santé est l'absence de maladie. Elle correspond à un débalancement (ou déséquilibre) physiologique et biochimique par rapport à une norme statistique. |
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La douleur et la maladie tendent à être perçues comme un processus, une occasion de connaissance et de croissance. | La douleur et la maladie tendent à être perçues comme un état à éliminer. |
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La responsabilité de la santé tend à être partagée entre le client et le thérapeute. | Tendance à la prise en charge par le thérapeute. |
| La responsabilité de la santé tend à être partagée entre le client et le thérapeute. Le thérapeute tend à aider le client à miser sur sa conscience de soi et à stimuler les forces positives de guérison de son organisme. |
Tendance à la prise en charge par le thérapeute. Le thérapeute tend à rester neutre au plan affectif; il tend à miser sur la technologie pour prendre la relève de l'organisme en vue de la guérison |
| L'intervention tend à être minimale.
Le diagnostic fait partie du traitement.
L'intervention est davantage perçue comme un art. L'approche tend à être centrée sur le «care». (care = se soucier, assister) L'approche tend à valoriser l'expérientiel et le subjectif. L'être humain tend à être vu comme un système dynamique en relation avec d'autres champs d'énergie. |
Tendance à l'interventionnisme. Le diagnostic est une opération distincte du traitement. L'intervention est davantage perçue comme une science. L'approche tend à être centrée sur le «cure». (cure = soigner, réparer) L'approche tend à valoriser l'expérimental et l'objectif. L'être humain tend à être vu comme un ensemble de systèmes biologiques hiérarchisés assumant chacun une fonction précise dans l'organisme. |
Références : SAILLANT (Francine), ROUSSEAU (Nicole), LAVERGNE (Marthe)
« Notes pour une définition des pratiques alternatives et des thérapies douces au Québec »
Québec, Santé mentale au Québec : 1987 ; Vol. XII-I, p. 24.
© Jean-Louis Garillon N.D. – 07/2006